KARDIOZIS
pour le traitement de l'anévrisme de l'aorte abdominale

KARDIOZIS est la première prothèse endovasculaire destinée au traitement de l’anévrisme de l’aorte abdominale capable de prévenir les endofuites et la récidive de la maladie.

Principe

KARDIOZIS utilise une approche innovante qui consiste à prévenir le risque d’endofuites de type II après une EVAR, observées dans 20 à 40 % des cas tout en réduisant plus efficacement la taille de l’anévrisme. L’endoprothèse KARDIOZIS contient des fibres thrombogènes externes qui, lors de l’implantation, produisent un effet de coagulation sanguine autour de l’endoprothèse, empêchant la croissance de la poche anévrismale et son alimentation par les artérioles latérales. Cette action contribue à éliminer le risque d’endofuites précoces ou tardives, offrant ainsi aux patients comme aux chirurgiens un traitement sûr et efficace au travers d’une intervention chirurgicale rapide et mini- invasive.

Procédure

L’endoprothèse KARDIOZIS est implantée par l’aine en insérant un guide et son système de largage. Le chirurgien avance le système de largage sous fluoroscopie à l’intérieur de l’aorte, jusqu’à l’anévrisme. Puis il déploie une partie de l’endoprothèse jusqu’alors maintenue fermée et comprimée dans son système de largage. Il s’assure ensuite qu’elle est correctement placée.

Si besoin, cette position est ajustée pour ne pas couvrir les artères irriguant les reins. Une fois bien placée, la prothèse est entièrement déployée et ses jambages libérés.

Afin de l’ancrer dans l’aorte et d’empêcher sa migration, le chirurgien déploie des pics d’ancrages.

Pour exclure entièrement l’anévrisme, ce système seul ne suffit pas : il faut implanter des extensions qui s’étendent dans les artères irriguant les jambes.

Le chirurgien les place à l’intérieur des jambages. Il positionne la première extension sous fluoroscopie puis la déploie.

Afin d’insérer la seconde extension, il retire les deux premiers systèmes de largage des artères

La même procédure est alors répétée pour la deuxième extension qui est positionnée sous fluoroscopie afin d’assurer que l’anévrisme est entièrement exclu.

Le dernier système de largage et son guide sont retirés et le chirurgien referme les incisions dans l’aine.Les endoprothèses classiques ne peuvent pas empêcher les autres branches de l’aorte d’irriguer l’anévrisme. Des fibres sur l’extérieur de l’endoprothèse occupent le sac anévrismal et sont directement au contact du sang. Le sang se thrombose naturellement sur les fibres.

Les plaquettes coagulent sur les fibres, empêchant progressivement tout flux rétrograde d’irriguer l’anévrisme. La pression dans l’anévrisme une fois thrombosé diminue. L’aorte peut alors retrouver un diamètre normal.